Fotos og arbejdsspørgsmål

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Burkina Faso

Notre maison

Image 1. Où se trouve cette maison? (voir p. 11)
Image 2. Que fait cet homme? (voir p. 11)
Image 3. La vue de notre maison: Devinez qui habite dans la maison en face. Comparez avec notre maison.
Image 4. Que fait cet homme? (voir p. 14)
Image 5. Que vend cette fille? (voir p.14)

Les gens du quartier

Image 1. Voilà notre voisine, Isabelle. Quels sont ses rêves? (voir p.7)
Image 2. La mère d'Isabelle. Que fait-elle?
Image 3. Isabelle et son amie qui est mère célibataire. Est-ce que c'est mal vu d'avoir un enfant sans être mariée?(voir p. 47, l.14 et suiv.)
Image 4. Cette fille a l'air souffrante. Pourquoi à votre avis?
Image 5. Qu'est-ce que vous pensez de cette coiffure? À quoi ressemble-t-elle à votre avis?
Image 6. Voilà Rosalie. Qui est-elle? (voir p. 12).
Image 7. Clotaire, étudiant en psychologie, se disait prince, descendant du premier royaume au Burkina Faso, fondé par le roi Ouedraogo, (voir p. 23). Lisez l'interview avec lui ci-dessous, et racontez ce qu'il pense de sa situation et des traditions, ou répondez aux questions.

Interview avec Clotaire - længere nede på siden...
Image 8. Vincent aime le sport . Quel est son sport préféré à votre avis? Pourquoi?
Image 9. Un enfant dans la cour d'Isabelle. Avec quoi est-ce-qu'il joue? Comparez avec les jouets des enfants européens.
Image 10. Les enfants du quartier.

Ouagadougou

Image 1. Qu'est-ce-qui caractérise la circulation à Ouagadougou?
Image 2. Le vélo est le moyen de transport le plus répandu au Burkina Faso. Qu'est-ce que le jeune homme transporte sur son vélo?
Image 3. Qu'est-ce-qu'on peut acheter au marché? (voir p. 10)
Image 4. Qu'est-ce qui domine cette photo? Pourquoi?
Image 5. Que font les personnes sur cette photo?
Image 6. Commentez le dessin. De quoi s'agit-il? Pourquoi le nom Café Santé?
Image 7. Ouagadougou est la capitale du cinéma africain. Le monument représente des bobines.

Pour plus d'informations:

1. A la découverte du Burkina Faso. Cliquer Sa carte postale/ Son histoire/

2. AllAfrica.com

3. Guide du web Burkina Faso  

CÔTE D'IVOIRE

Les femmes

Choisissez une des femmes et racontez sa vie comme vous vous l'imaginez.

La religion

Image 1. À quoi ressemble cette cathédrale à votre avis?
Image 2. La mosquée de Man. Il y a combien de musulmans en Côte d'Ivoire? (Voir p. 23)

Le transport

Image 1. Décrivez l'activité sur la photo.
Image 2. Comment s'appelle ce genre de bateau qui est très répandue en Afrique? (voir p.16).

Le village

Image 1 and 2. Comparez les maisons de village sur les deux photos.
Image 3 and 4. Essayez de deviner ce que symbolisent les desseins sur les photos.

Jaqueville

Image 1. Les bungalows de l'hôtel 'Chez Laura' à Jaqueville. Où se trouve Jaqueville? Il y a combien d'habitants à Jaqueville? (voir p.16)
Image 2. Voilà des hommes qui travaillent dans une plantation de coco. À part l'industrie de coco quelle est l'autre profession principale à Jaqueville? (voir p.16)
Image 3. Que fait ce garçon?

Pour des informations générales sur la Côte d'Ivoire:

Abidjan.net/cotedivoire

Interview avec Clotaire

 N: Toi, dans ta vie tu as des avantages d'être un prince?

Clotaire: Non, véritablement il n'y a aucun avantage. Mais de temps en temps j'y pense quand même. Ça dépend des circonstances, mais connaissant  l'histoire de sa famille on sent réveiller en soi cet orgueil de prince, c'est ça . On est prince, on a l'idée qu'on vient d'une famille noble, on est éduqué de façon à se comporter en prince , parce que le prince, c'est celui qui doit avoir un comportement particulier. Et pour tous ceux qui, dans un milieu social donné, connaissent notre origine, ils nous respectent. Et ça donne aussi un certain respect pour soi-même, parce que les autres ont comme une image de toi, que tu dois préserver. C'est quelque chose comme une personnalité, qu'on vit, qu'on doit cultiver en soi. On ne doit pas être quelqu'un de vulgaire, on doit toujours se comporter de façon  noble. Il faut faire le détachement avec l'ordinaire.

N: Issu d'une famille royale je pense que dans ta famille vous respectez beaucoup les traditions, que par exemple la famille compte beaucoup pour vous?

Clotaire: La famille compte énormément. Dans notre cas précis nous avons perdu la grande majorité de nos vieux. La génération de nos grand-parents n'est plus là, et de la génération de nos parents il n'en reste que très peu. Nous avons perdu notre oncle qui était notre doyen maintenant, il n'y a pas longtemps. Alors il y a un autre oncle qui n'est pas très vieux, qui  joue le rôle de doyen maintenant. Alors disons que si on veut faire une analyse de génération, il n'y a que notre génération à faire continuer les traditions.

N: Quelles traditions par exemple?

Clotaire: Par exemple sur le domaine du mariage. Si une fille de notre famille est voulue par un monsieur, il y a des traditions à suivre. D'abord ce qu'on appelle la connaissance des familles. Bon, le monsieur a vu la fille en ville, ils se sont entendus et ils veulent maintenant officialiser leur relation. Alors il faut que, de façon officielle, le monsieur vienne avec un ou deux membres de sa famille pour faire connaissance. Même si les gens se connaissent, il faut le faire; on fixe un jour, on avertit les parents de la fille. Alors le monsieur vient, soit avec ses amis soit avec ses parents. A un nombre pas forcément grand, deux, quatre, cinq ils viennent avec un peu de colas , une bouteille d'alcool ou de l'argent, pour bavarder avec les parents directs de la fille qui vont appeler un frère, ou un de la famille pour être leur témoin aussi.

Après ça il y a ce qu'on appelle les salutations, ça c'est de famille en famille. Une fois que tu es intéressé par la fille on te montre ce qu'il faut faire pour les salutations. En ce qui nous concerne dans notre famille par exemple, il faut un coq, il faut un mouton il faut de la cola, il faut de l'argent. Pour l'argent on ne fixe pas un taux. On dit toujours: Vous venez avec l'argent que vous avez, même si c'est peu. Les noix de cola que vous amenez, on va les partager entre les différents membres, les différents doyens de la famille, et vous devez saluer tous ces gens-là. Il y a par exemple la tante, la soeur du papa de la fille, à elle on devra peut-être donner quatre colas, il y a l'autre tante à côté, à elle il faudra peut-être huit, parce qu'elle est plus âgée. Donc au plus âgé on donnera beaucoup plus. Il y a l'oncle, le grand frère du papa qui est de l'autre côté, c'est lui le doyen actuel. A lui on enverra donc le gros lot , le mouton, le coq. C'est lui qui représente la famille.

Le père de la fille lui-même, il est éclipsé, on passe par lui, mais juste après il est oublié. On s'intéresse au doyen de la famille. Vous voyez ce caractère communautaire toujours. C'est un exemple d'une tradition que nous avons conservée.

Et quand il y a une situation comme ça, ça concerne la famille parce que nous sommes obligés de nous retrouver en famille pour préparer l'événement. Nous préparons à manger et à boire pour les étrangers, c'est-à-dire pour les futurs maris de nos soeurs.

Et du point de vue de la tradition toujours il y a un aspect comique-là qu'on a gardé: Quand le mari vient avec ses frères ou ses amis, les filles, les soeurs de celle qui va se marier, s'amusent beaucoup avec les garçons qui viennent de l'autre côté. Et à partir de là  il s'établit une relation familiale qu'on appelle la plaisanterie. On plaisante beaucoup, et ce jour-là on s'arrange de telle sorte que la fille qui doit se marier, elle est gardée dans la famille, et on exige un certain nombre de choses des jeunes. Les vieux reçoivent les salutations et verbalement ils disent : Bon, nous vous donnons la main de notre fille. Alors on applaudit, on trinque et coutumièrement c'est le mariage.  – Mais aujourd'hui on va à l'église aussi.

Quand il y a un événement comme ça on ne peut pas s'échapper, ou si vraiment on ne peut pas venir, qu'on est loin de la famille, on doit donner signe de vie: écrire ou envoyer de l'argent pour participer à l'organisation de la cérémonie. Si on ne le fait pas, les gens le remarquent, c'est une manière de s'exclure, de se marginaliser. On ne vous oblige pas socialement ou juridiquement, mais c'est une obligation d'ordre morale. Si on ne fait pas signe on diminue la force de la famille. Alors on n'oublie pas la famille, et la famille ne t'oublie pas. Nous avons grandi avec cet esprit.

Pour les funérailles c'est la même chose, même quand on est loin, on écrit ou on téléphone, on donne sa participation, c'est très important. Les funérailles généralement pour les personnes âgées de plus de la soixantaine sont organisées de façon grandiose. A partir du samedi, parce que les funérailles normalement c'est le dimanche, on s'amuse beaucoup, à partir de vingt heures il y a les musiciens traditionnels qui arrivent. Et la particularité ici c'est que dès qu'on enclenche les jeux de musique, on n'arrête plus. On n'a pas le droit de s'arrêter. Les gens se relaient au tam-tam ou  sur le calebasse jusqu'au lendemain. Ce ne sont pas les mêmes qui jouent mais tous ceux qui savent jouer, même des amis qui viennent. Et puis on danse on s'amuse toute la nuit. Parce que celui qui meurt très âgé, n'est pas considéré comme un mort, on dit simplement qu'il est retourné aux aïeuls, et c'est ça qui fait qu'on fête le retour. On fête le retour pour que les aïeuls le reçoivent bien. Si vous ne la préparez pas, si vous ne l'habillez pas correctement, si vous ne vous amusez pas autour de lui , il va avec de mauvais esprits des aïeuls, et il ne sera pas bien accueilli. Surtout chez nous où nous nous estimons que nous sommes des princes, on le fait bien, parce que c'est un prince qui n'est plus, ce n'est pas n'importe qui. Il est noble. Et là où il va, il va au milieu d'autres esprits nobles, ça se prépare, ça s'accompagne. Et on s'amuse tout le dimanche jusqu'à la nuit avant d'arrêter.

N: Mais ça doit coûter cher?

Clotaire: Très cher. Mais on rassemble les anciens de la famille, tous ceux qui sont capable de contribuer, et puis on organise, on évalue le coût financier et on fait la répartition. Et on ne peut pas échapper à ça. Si vous échappez à des funérailles, c'est très mal vu. Vous perdez de votre respect, même parmi les membres de votre famille, parce que vous êtes quelqu'un d'asocial, quelqu'un de pas bien.

Mais dans le fond il y a des rites qui ne sont plus suivis, pas parce que les gens ne veulent pas, mais parce que les gens ne les connaissent plus. Il y a des éléments qui nous échappent maintenant. De génération en génération il y a une perte de ces coutumes-là. Nous, aujourd'hui, nous connaissons pas mal de choses, tout simplement sur la base de ce que nous avons vu, de ce qu'on nous a dit. Mais il est évident nous ne connaissons pas autant que la génération de nos parents. Eux, ils ont vu des choses beaucoup plus originales que nous, et aujourd'hui on n'est pas capable de faire comme on faisait il y a peut-être cinquante ans, vingt ans…

Mais quoique nous soyons des chrétiens nous respectons toujours les rites, même si ce n'est pas dans les détails. Et ce qui contribue á préserver tout ça c'est toujours l'aspect éducation.

Maintenant il y a des aspects particuliers où le défunt peut demander qu'on ne fasse pas de funérailles. Notre oncle qui est décédé l'année passée, il a demandé avant de mourir qu'au lieu de funérailles on fasse une grande messe un dimanche, que tout le monde prie pour lui. Pour lui c'était une question de philosophie, lui-même de son vivant disait: Il faut qu'au fil du temps nous laissions tomber certaines traditions pour suivre la religion catholique. Parce qu'il estimait que la religion catholique, si on est pratiquant, c'est ce qui exclut certaines rites. Alors il a trouvé qu'on ne peut pas faire deux à la fois.

Gloser

sauvegarder bevare

avantage m fordel

circonstances f pl. omstændigheder

orgueil m stolthed

noble adelig

éduquer opdrage

se comporter opføre sig

particulier særlig

détachement m frigørelse

issu de født i

compter betyde

cas m tilfælde

doyen m ældste

suivre følge

voulu par ønsket af

s'entendre blive enige

officialiser offentliggøre

avertir underrette

soit…soit enten…eller

forcément nødvendigvis

cola m kolanødder

témoin m vidne

salutation f hilsen

concerner angå

coq m hane

mouton m får

taux m takst

partager dele

envoyer sende

le gros lot m den store gevinst

éclipsé overset

communautaire fællesskabs-

événement m begivenhed

s'établir opstå

plaisanterie f spøg

de telle sorte på den måde

applaudir klappe

trinquer skåle

s'échapper unddrage sig

obliger de tvinge til

grandir vokse op

esprit m ånd, tankegang

funérailles f pl begravelse

grandiose prægtig

particularité f det særlige

enclencher starte

se relayer afløse hinanden

lendemain m følgende dag

aïeul m forfader

recevoir tage imod

mauvais esprit m ond ånd

accueillir modtage

rassembler samle

coût m pris

répartition f fordeling

perdre miste, tabe

rite m ritual

perte f tab

évident klar, indlysende

quoique selvom, skønt

soyons konj. af être

chrétien kristen

défunt m afdød

fasse konj. af faire

au lieu de i stedet for

prier bede

au fil du temps i tidens løb

estimer mene

Questions

Repondez aux questions suivantes:

  1. Pourquoi  Clotaire pense-t-il de temps en temps à ce qu'il est prince?
  2. Dans la famille de Clotaire qui est la personne la plus importante?
  3. Les salutations avant le mariage, c'est quoi?
  4. Comment sont les salutations dans la famille de Clotaire?
  5. Dans notre société c'est triste si quelqu'un meurt. Ce n'est pas toujours le cas chez les Africains. Expliquez pourquoi.
  6. Comment est-ce qu'on fête les funérailles?
  7. La fête des funérailles coûte très cher. Qui paye?

Repondez à une des questions suivantes

  1. Discutez si c'est important ou non de garder des traditions de famille. Donnez des arguments pour et/ou contre.
  2. En Afrique, comme vous l'avez lu dans le texte, ce n'est pas un malheur quand  une personne âgée va mourir. Chez nous on essaye de garder en vie même des personnes qui sont dans le coma. Discutez ces deux différentes manières de considérer la vie et la mort.

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